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MACROSCOPE : l'édition du 22 Octobre

Le thème de la semaine : la macro domine la micro

 

Au lendemain de la violente correction boursière qui a secoué les deux dernières semaines, les marchés actions peinent à rebondir. Après l’amorce de la période des publications de résultats des entreprises, on pouvait espérer que la microéconomie vienne au secours de la macroéconomie et du sentiment de marché. Cela n’a guère été le cas.

 

Il est vrai que des deux côtés de l’Atlantique, quelques premiers résultats de bonne facture ont été publiés. Côté américain, les bancaires, qui ont ouvert le bal, ont délivré globalement de bons chiffres, à l’exception de JP MORGAN CHASE. NETFLIX s’est envolé sur fond de bonnes surprises liées à la rentabilité du titre, et surtout d’une nouvelle hausse du nombre de ses abonnés. En Europe, les cours d’ASML, TEMENOS, CARREFOUR ou encore PUBLICIS ont bénéficié de leurs bonnes publications, alors que d’autres chiffres ont déçu les marchés, tels ceux d’IBM ou de SAP. Enfin, et surtout, plusieurs avertissements sur résultats ont été annoncés, notamment ceux de BOUYGUES, WESSANEN ou FRESENIUS.

 

Le bilan de ces premières publications est donc mitigé en Europe, et peu enclin à faire oublier les inquiétudes qu’a matérialisé le récent mouvement baissier. Ces dernières ont d’ailleurs été renforcées au cours de la semaine dernière, et ce sont à nouveau les taux américains et l’Italie qui suscitent la crainte des investisseurs.

 

Sans grande surprise, la Commission européenne a réclamé des « clarifications » au gouvernement italien sur son budget 2019 et ce d’ici le 22 octobre, pointant un dérapage « sans précédent dans l’histoire du Pacte de stabilité et de croissance ». Le chef du gouvernement italien Guiseppe Conte a indiqué qu’il s’agissait d’un échange « normal » entre la Commission et les Etats membres, et que l’Italie était préparée à répondre aux remarques de Bruxelles. Le vice-Premier ministre Matteo Salvini, leader de la Ligue, a prévenu que le budget ne serait pas modifié « d’une virgule ». Des déclarations qui ont poussé les taux à 10 ans au-dessus des 3,7%, un plus haut depuis 2014. Vendredi, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, en visite à Rome, s’est néanmoins voulu accommodant, déclarant : « Nous devons trouver des solutions avec l’Italie même si nous ne sommes pas d’accord ».

 

Si elles n’ont pas apporté d’éléments nouveaux par rapport aux dernières déclarations des membres de la Fed et de Jerome Powell en particulier, les « minutes » de la dernière réunion du FOMC, publiées en milieu de semaine dernière, ont également provoqué des mouvements sur les marchés. Les taux longs américains et le dollar ont ainsi progressé ; une hausse suivie d’une baisse des actions sous l’effet d’une nouvelle vague d’aversion au risque… qui dans un mouvement classique de flight to quality a fini par faire reculer les taux longs.

 

La suite de la saison des résultats parviendra peut-être à détourner les investisseurs de ces sujets. Mais, plus probablement, si l’attention des marchés change de cible, ce sera pour se porter sur les élections de mi-mandat aux Etats-Unis qui se tiendront le 6 novembre.

 

Telex

 

►    Double face. La production industrielle aux Etats-Unis a progressé plus que prévu au mois de septembre, à +0,3% contre +0,2% attendu. Si la production manufacturière et la production de biens de consommation ont ralenti, celle des biens d’investissement reste dynamique. En revanche, les ventes au détail ont déçu, à seulement +0,1%, contre +0,6% attendu, et en baisse à -0,1% (contre +0,4% attendu) hors secteur automobile. En réalité, ce chiffre est principalement dû au recul des prix des carburants, qui a entraîné une baisse du chiffre d’affaires des stations-services.

►    Rechute. En progrès depuis deux mois, le sentiment économique des investisseurs allemands mesuré par l’enquête ZEW rechute au titre du mois d’octobre. L’indice sur la situation actuelle a subi une baisse plus forte que prévu, en ressortant à 70,1 contre 74,4 attendu, et 76,0 le mois précédent. Même tendance pour l’indice des attentes futures, qui ressort à -24,7, contre -12,0 attendu (-10,6 en septembre).

►   Portrait chinois. La Chine a publié de nombreux indicateurs en fin de semaine, et notamment sa croissance du PIB pour le 3e trimestre. Celle-ci déçoit légèrement et ressort à 6,5% en rythme annualisé, contre 6,6% attendu (6,7% le trimestre précédent). Les autorités conservent néanmoins leur objectif de +6,5% sur l’ensemble de l’année 2018, et le Premier ministre Li Keqiang a déclaré que son gouvernement prendrait les mesures nécessaires pour éviter des variations trop importantes de la croissance. On retiendra également la déception sur la production industrielle, en croissance de 5,8% sur un an contre 6,0% attendu, et la bonne surprise sur les ventes au détail, qui ont progressé de 9,2% en glissement annuel contre 9,0% attendu.

 

Le picking de la semaine : ASML

 

Le picking de la semaine

ASML : un excellent 3ème trimestre, objectifs pour le 4ème trimestre supérieurs aux attentes

 

L’actu. Le groupe néerlandais, l’un des leaders mondiaux de l’industrie des semi-conducteurs, a publié de très bons chiffres pour le 3e trimestre 2018.

 

Notre analyse. Les résultats ressortent dans le haut de la fourchette d’objectifs, avec une progression des ventes de 13,4%, supérieure aux attentes du marché. La marge brute s’élève à 48,1% sur le trimestre. Elle dépasse non seulement le consensus, mais également les objectifs que s’était fixés la société. Les flux nets de trésorerie disponible ressortent à 358 millions d’euros, en hausse de 20% sur un an. Autant de chiffres rassurants, dans un contexte où une série de commentaires négatifs de la part de plusieurs acteurs du marché des « puces mémoires » avait suscité la crainte des investisseurs. Un optimisme dont attestent également les objectifs du groupe pour le 4etrimestre, qui dépassent les attentes du consensus. ASML prévoit notamment une marge brute à 48%, alors que le consensus ne tablait que sur un objectif de 45,3%, et un EBIT de 885 millions, contre seulement 808 millions d’euros anticipé par les analystes. Le ton du management lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats était également résolument confiant : ce dernier a affirmé que 2019 serait encore une bonne année, avec la poursuite de la croissance. On notera enfin qu’ASML a effectué des rachats de titres à hauteur de 362 millions d’euros au 3e trimestre, et qu’il reste 1,7 milliard d’euros disponible sur un programme total de rachats d’actifs de 2,5 milliards.

 

En conclusion. ASML détaillera ses objectifs pour 2025, avec différents scénarios, lors de sa Journée Investisseur qui se tiendra le 8 novembre.  Des objectifs qui devraient être ambitieux, à l’instar des objectifs 2020 communiqués initialement en 2014, et depuis largement dépassés. Nous conservons la position dans Echiquier Major SRI Growth Europe, Echiquier Agressor et Echiquier World Equity Growth.

 

Le fonds à la loupe

Echiquier World Equity Growth : à la recherche des locomotives de la croissance mondiale

 

Echiquier World Equity Growth

 

 

Auteurs : Olivier de Berranger, CIO ; Enguerrand Artaz, Fund Manager

 

ISIN Echiquier World Equity Growth : FR0010859769 – Niveau de risque : 5/7
ISIN Echiquier World Equity Growth I : FR0011188267 – Niveau de risque : 5/7

 

Source : Morningstar – Données au 30/09/2018 – 5 étoiles sur 3 ans dans la catégorie  Actions Internationales Grandes Cap. Croissance chez Morningstar. ©2018 Morningstar, Inc. Tous droits réservés. Les informations contenues ici : (1) appartiennent à Morningstar ; (2) ne peuvent être reproduites ou redistribuées ; et (3) ne sont pas garanties d’exactitude, d’exhaustivité ou d’actualité. Ni Morningstar, ni ses fournisseurs de contenu ne sont responsables en cas de dommages ou de pertes liés à l’utilisation de ces informations. Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs.
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